EXPOSITIONS TEMPORAIRES

5-Oeuvre de Frans Krajcberg dans le Chemin du Montparnasse, Paris, années 1960. Archives p

"PARIS 50-75, Frans Krajcberg, un brésilien à Montparnasse"


La première exposition à Paris consacrée à l'artiste depuis sa mort en 2017.

Du 16 décembre 2021 au 26 mars 2022

L'EXPOSITION 

L’exposition retrace les liens entre Frans Krajcberg et Paris, des années 1950 jusqu’à la rétrospective de 1975 au CNAC. Il est alors le premier artiste à y exposer sous le nom « Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou ». Un ensemble d’œuvres emblématiques de cette période rassemble tableaux, empreintes, sculptures, archives rares, photographies et films dans les salles d’exposition temporaires de l’Espace Frans Krajcberg, Centre d’Art Contemporain Art et Nature. L’occasion de (re)découvrir une période mal connue dans la trajectoire de l’artiste. 

Éminemment célèbre au Brésil, Frans Krajcberg a tissé des liens très forts avec Paris au lendemain de la guerre. Il vit alors dans le quartier de Montparnasse, où il côtoie des artistes de renom tels que Fernand Léger ou Marc Chagall. C'est Marc Chagall qui organise avec lui son départ au Brésil en 1948. Dès les années 1950, une fois reconnu sur la scène internationale grâce au grand prix de peinture de la biennale de São Paulo, reçu en 1957, Frans Krajcberg s'installe dans un atelier situé dans le Chemin du Montparnasse. Il y reviendra tous les ans, jusqu’à sa mort en 2017.

Frans Krajcberg s'impose immédiatement dans les milieux intellectuels et artistiques parisiens de l'époque. Ses recherches sur les empreintes et reliefs au début des années 1960 lui valent la reconnaissance du marché de l'art et des institutions. Pourtant, une décennie suffit pour qu’il affirme son indépendance vis-à-vis des mouvements artistes qui se succèdent, même lorsqu'il en est proche (École de Paris, Tachisme, Nouveaux Réalistes, art brut, Op'Art...). D’abord accueilli comme un artiste de la seconde École de Paris et comme une figure de l’avant-garde brésilienne, il devient, dès 1975, l’un des porte-paroles et le premier lanceur d’alerte sur les problématiques liées à la destruction de la forêt Amazonienne.

LES POINTS FORTS DE L'EXPOSITION

  • L’exposition propose une sélection d'œuvres provenant de collections publiques et privées, dont certaines n’ont jamais été présentées à Paris : sculptures, tableaux-assemblages, ombres-portées, empreintes, documents rares et films témoignages. 
     

  • Elle explore, pour la première fois, ses relations avec Paris et les années fertiles et fondatrices qui ont précédé l'exposition rétrospective de 1975 du Centre Georges Pompidou, en préfiguration. 
     

  • Les relations de Frans Krajcberg avec l'avant-garde parisienne, des années de l'après-guerre aux années 1970, sont assez peu connues du grand public. L'exposition est l'occasion d'aller à la rencontre de l'artiste dans son atelier et parmi les artistes et les critiques de l'époque. 
     

  • Projections de films et conférences rassemblent artistes, historiens de l'art et collectionneurs. Des visites guidées et une programmation pédagogique sont également organisées.

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"LES YEUX RIVES"

Paysage d'archives amazoniennes


Mathis Berchery

Du 31 mars 2022 au 18 mai 2022

L'EXPOSITION 

Durant l'été 1978, le critique d'art Pierre Restany voyage avec Frans Krajcberg sur le fleuve du rio Negro, au coeur de l'Amazonie brésilienne. Il décrit dans son son récit de voyage le «choc » esthétique autant que sensible et philosophique ressenti alors, qui lui inspirera la rédaction du Manifeste du Naturalisme Intégral, appelant à une conscience plus approfondie des enjeux écologiques au sein de l’art ; et au retour à une sensibilité affective envers « la nature ».

A l’invitation des Archives de la Critique d’Art, l'artiste-chercheur Mathis Berchery s'est plongé dans le récit de ce voyage et de cette prise de conscience, qu'il analyse à l’aune des outils intellectuels, anthropologiques et sociaux contemporains. Il explore l’archive "tel un paysage" dans lequel il s'immerge à son tour, et interroge "les manières occidentales", modernes, d’être en relation, de consommer, de percevoir, de représenter, alors que la forêt amazonienne brûle, que les peuples indigènes luttent pour leurs traditions et leur liberté d’habiter la terre comme ils l’entendent, que l’effondrement écologique est omniprésent".

Pour l'exposition, Mathis Berchery a développé 3 dispositifs qui offrent chacun une perspective singulière sur l'expérience du voyage, immobile ou réel, et sur les relations aux non-humains, qu'ils soient des vivants ou des images :


- Les yeux rives : une installation qui explore les archives tels des indices et traces d'un paysage, qui pousse la notion de naturalisme vers l’aberration, vers des gestes de découpage et de cadrage qui mettent en tension rigueur structurelle et fourmillement organique des formes, mais aussi la volonté de figer, représenter, conserver et la nécessité de mouvement, d'altération.


- Paysage autophage : une performance qui envisage la bouche comme paysage organique, un environnement sonore où le langage est l’égal du son, le mot l’égal du cri, le silence l’égal de la respiration, où la parole se fait manger. JEUDI 31 MARS À 19H30


- Quand on devient une rivière : un texte qui superpose les espace-temps du Journal du Rio Negro, d'une marche le long de la Vilaine, de l'exploration des méandres archivistiques, et d'autres bras de littérature parcourus en parallèle ou évoqués par Restany.

Le projet reçoit le soutien du Centre national des arts plastiques - Cnap, des Archives de la critique d’art, du dispositif « Contre vents et marées », avec le soutien de la Région Bretagne et en collaboration avec a.c.b – art contemporain en Bretagne, de l’Espace Frans Krajcberg, Centre d'art contemporain Art & Environnement, du centre d’art 40m cube, du lieu d’art et de performance Le Générateur, des Ateliers Blancarde / Dos Mares.